NUTRITIONNUTRITION

Nutrition

Après l’annonce du diagnostic, les patients atteints de la maladie de Parkinson se posent généralement beaucoup de questions sur les besoins alimentaires et le suivi ou non d’un régime spécial.

Jusqu'à présent, il n'y a aucune preuve scientifique qu'un régime ou une forme de nutrition particulière puisse influencer l’évolution de la maladie.

Cependant, il reste tout de même important de garder une alimentation permettant d’assurer un apport équilibré en nutriments.

Il existe des troubles du système digestif inhérents à la maladie ou aux éventuels traitements, comme par exemple ; un risque de dénutrition plus important, la constipation et des troubles de la déglutition.

CONSTIPATIONCONSTIPATION
bonnes habitudes d'hygiène de vie pour la constipation

La constipation entraîne souvent un inconfort digestif ainsi qu’un retard d’absorption des traitements lorsqu’elle est importante.

Afin de limiter le risque de constipation, il existe quelques bonnes habitudes d’hygiène de vie à adopter.

  • Boire régulièrement : une bonne hydratation est indispensable. Il est préférable de choisir des boissons qui sont riches en sulfates et en magnésium ainsi que des liquides à base de fruits, de légumes ou des soupes, des tisanes, du thé ou du café chaque jour.
  • Introduire dans ses habitudes alimentaires une source de fibres retrouvées dans les légumes, les fruits, les céréales complètes et les légumineuses.
  • Marcher régulièrement et aller au moins une à deux fois par jour aux toilettes en prenant son temps !
DENUTRITIONDENUTRITION
"bonnes habitudes alimentaires pour éviter la  dénutrition

La dénutrition est l’une des conséquences de la maladie de Parkinson. Elle correspond à un état pathologique dû à un déficit prolongé en apports nutritionnels (protéines, glucides, acides gras) par rapport aux besoins de l’organisme. Elle peut entraîner une perte de la masse musculaire, et souvent de masse graisseuse.

Les protéines sont indispensables au maintien d’un bon état nutritionnel. Présentes dans la viande, les œufs, le poisson et les produits laitiers, elles jouent un rôle dans la construction des tissus musculaires et dans la cicatrisation. Il est donc important de contrôler l’apport protidique tout au long de la journée.

Il est préférable de privilégier les protéines animales, qui sont mieux absorbées par l’organisme. Pour les patients qui n’apprécient pas la viande, il faut penser au fromage et pour les végétariens il est possible de miser sur les légumineuses et les compléter avec des céréales.

Le régime alimentaire doit être adapté aux besoins nutritionnels de chaque personne et peut être divisé en 4 ou 5 repas quotidiens de petites quantités chacun.

Il est nécessaire de limiter les aliments qui peuvent entraîner des complications (alcool), ainsi que d’éviter les excès alimentaires qui peuvent survenir dans certains cas, notamment chez des personnes souffrant d'anxiété ou de troubles compulsifs.

DÉGLUTITIONDÉGLUTITION
DÉGLUTITION

Certaines personnes atteintes de la maladie de Parkinson peuvent ressentir une sensation de gêne, voire une difficulté ou une impossibilité à avaler les aliments solides ou liquides. Cette sensation est liée au passage difficile des aliments de la bouche vers l’œsophage.

La déglutition est plus difficile pour certains aliments que d'autres, comme : la semoule, le riz, le quinoa, les aliments à croûte comme le pain, les biscottes, la pâte feuilletée, le biscuit sablé...

Ces aliments peuvent entraîner un risque de « fausse-route », c’est-à-dire l’infiltration d’un aliment ou d’un liquide dans les voies respiratoires. La déglutition implique différents mécanismes dans la bouche et l’œsophage. Dans la maladie de Parkinson, certains d’entre eux peuvent être altérés, ce qui accentue le risque de fausse route.

Parmi ces mécanismes, on retrouve :

  • Un manque de salive qui rend difficile la mastication et la déglutition des aliments
  • Une faiblesse des muscles des joues ainsi que de la langue, laquelle n’est plus capable de bien aplatir les aliments contre le palais et de les propulser ensuite dans l’arrière-gorge
  • Une faiblesse des muscles de la gorge qui entraîne une difficulté à faire descendre la nourriture dans l’œsophage
  • La baisse d’attention et la fatigue peuvent également causer le passage d’un aliment ou d'un liquide dans les voies respiratoires.
DÉGLUTITION

Les manifestations des troubles de la déglutition sont la toux, la sensation de serrage dans la gorge, des douleurs à la déglutition. Parfois il n’y a pas de toux, c’est la fausse route silencieuse. Ces troubles peuvent avoir des conséquences graves : peur alimentaire, dénutrition, infection pulmonaire.

Le choix de la texture est primordial. Afin de limiter les troubles de la déglutition, il est important de les connaître.

En cas de difficultés à déglutir , il faut donc adapter son alimentation en enlevant la peau sur les viandes ou le poisson, en cuisant davantage les aliments, en les présentant avec une sauce pour les rendre plus faciles à avaler. En cas de risque important de fausse route, il pourra s’avérer nécessaire de modifier la texture de l’aliment (cuire, hacher, humidifier…), voire le supprimer de son alimentation.

Apprenez les techniques de préparation des aliments ainsi que la technique pour manger en prévenant les risques de fausse route :

  • En cas de risque de fausse route liquidienne : buvez de petites gorgées en inclinant la tête vers l'avant avant d'avaler.
  • En cas de risque de fausse route avec des aliments solides : évitez les aliments durs en choisissant des aliments de texture homogène et faciles à mâcher. Avant de modifier votre régime alimentaire, discutez-en avec votre médecin ou un diététicien/nutritionniste.

Date de mise à jour le 21/02/2022.